Les couvertures de roman… Toutes les mêmes ?

Les couvertures de roman jouent un rôle essentiel dans la promotion et la vente d’un livre. Elles doivent capturer l’essence de l’histoire tout en attirant l’attention des lecteurs potentiels. Que ce soit à travers des illustrations saisissantes, des designs élaborés ou des éléments symboliques, une bonne couverture de roman peut susciter l’intérêt et inciter les lecteurs à découvrir ce qui se cache à l’intérieur du livre.

Il est donc primordial d’avoir une couverture qui attire l’oeil, mais surtout qui rassure le lecteur. Il doit y retrouver des éléments qui lui permettent de savoir si l’histoire lui plaira et donc il doit être capable d’identifier le genre du roman en la voyant.

L’auteur qui souhaite faire une couverture doit avant tout regarder ce qui se fait dans le genre de son récit pour ne pas commettre un impair et se retrouver avec des lecteurs qui se sont trompés de genre à cause de la couverture, se retrouvant donc déçus.

Et bien évidemment, pour être certain de ne pas commettre d’impair, notamment en auto-édition, l’auteur construit en général sa couverture selon ce qui fonctionne. Ce qui donne par voie de conséquence 👇

Des couvertures qui se ressemblent.

On pourrait croire que de cette manière, se démarquer soit impossible. C’est un fait. Mais si on se démarque trop, malheureusement, la couverture n’envoie plus le bon signal, n’attire par l’oeil du lecteur habitué à un certain type de couverture et le roman fait un bide.

Bien sur, tout cela est schématique. Mais tu pourrais te demander pourquoi je te parle de tout ça.

A cause de la couverture de Skye.

J’ai eu deux sons de cloche la concernant : soit le « j’adore, elle est trop belle » soit le « encore une couverture comme ça ? ». Parfois, les deux se rejoignaient. Et je me suis dit que ce serait cool de pouvoir répondre clairement à cette problématique des couvertures.

Oui, Skye ne se démarque pas. Elle est strictement identique aux couvertures du même genre. Pourquoi ? Parce que ces couvertures fonctionnent et continuent d’avoir l’effet Whaou qui déclenche la vente. DAns ces conditions, puisqu’elles fonctionnent pourquoi s’en priver ? Le lecteur identifie bien le genre, sait que c’est une lecture qui peut potentiellement lui plaire et donc achète.

Si on avait fait une couverture différente, peut-être que les ventes auraient été moins bonnes.

Est-ce que ça veut dire qu’il ne peut pas y avoir d’évolution dans les couvertures ?

Si bien sûr que si.

Mais ce n’est pas les petites maisons d’édition ou les petits auteurs qui peuvent les faire. Il faut que ça vienne des gros éditeurs, des gros auteurs ou d’outre Atlantique (sic.). Eux, ont la capacité de faire de la communication pour pallier une couverture trop différente qui risquent de ne pas parler aux lecteurs. Ils ont la possibilité de faire comprendre aux lecteurs que malgré la couverture, le roman est du genre qu’ils lisent habituellement. Et donc d’ouvrir un changement dans les couvertures du genres.

Jusqu’à ce que ce changement deviennent la norme et on retombe sur le problème initial.

Bref… Les couvertures des romans se ressemblent. Oui. Parce que c’est le genre qui décide de la couverture.

On peut schématiser de cette manière

Urban Fantasy : une femme (ça marche quand même moins bien quand c’est un mec), une chose magique (un effet de lumière, un loup etc.), une ville en fond.

Romance contemporaine : un couple ou un homme seul (en photo ou en peinture) sur un fond neutre / une couverture objet avec le titre qui prend toute la place (fleurs, coeurs…)

Romance historique : une femme en habit d’époque sur un fond paysagé

Dark Romance : une couverture noire avec des objets (serpents beaucoup ^^ »)

Bien sûr qu’il y a des couvertures un peu différentes. En Urban, il est aussi possible d’avoir des couvertures noires avec un objet (rappel de Twilight qui fonctionnait à l’époque). En romance, on peut avoir du torse masculin mais ça annonce dans ce cas des scènes épicées.

Alors je comprends parfois la frustration quand on voit une couverture qui en rappelle une autre, mais malheureusement, on est un peu obligés d’en passer par là pour respecter les codes du genre et ne pas se couper des lecteurs en tentant une couverture trop audacieuse, même si elle résume bien notre roman.

Déjà qu’on est pas sûr que ça fonctionne avec la bonne couverture 😂😂

J’ajouterai aussi que parfois les couvertures se ressemblent parce que souvent les mêmes artistes sont plébiscités dans un genre : Nicolas Jamonneau, Hannah Stern Jacob pour ne citer que les plus connus, font énormément de couvertures. Hannah a fait la couverture de Skye, elle fait toutes les couvertures de Jupiter et celles de beaucoup d’autres auteurs auto-édités. Dans ces conditions, la ressemblance s’accentue encore.

Et parlons de l’IA… ça ne va pas arranger la chose. Parce que l’IA contribue à lisser un peu plus les graphismes et donc les couvertures. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais à l’occasion, essaie de trouver les ressemblances entre les couvertures IA… il y a comme un filtre. Et une fois que tu l’as vu, tu devines à 99% la présence d’IA.

Je n’en dirais pas plus sur ce sujet, mais j’espère que tu as compris la nécessité malheureuse sans doute mais nécessité tout de même des ressemblances entre les couvertures du même genre.

Si tu aimerais plus de différence, ne juge plus un roman à sa couverture et lis le résumé quand même pour voir. On ne sait jamais 😇

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